La Grande galerie du Moyen Âge

La Grande galerie du Moyen Âge

Vernissage le samedi 15 avril 2017 à 11h30

Artistes invités : Christian Lacroix, Hervé Hôte, Thibault Franc et Pascal Monteil

 

La Grande Galerie du Moyen Âge se déploie dans le château de Tarascon et révèle au public la majesté d’un monument d’exception et son histoire passionnante, entre Moyen Âge et création contemporaine. Les salles du château, côté Rhône, reçoivent une exposition permanente en trois actes ainsi qu'une exposition temporaire, côté ville :

 

1er acte, Salle des festins : Il était une fois le château de Tarascon

Somptueusement ornée par un grand tapis créé par M. Christian Lacroix sur le thème de la Tarasque, monstre totémique de la cité, l’exposition vous entraîne sur les pas des fondateurs, des bâtisseurs, des hôtes et des restaurateurs de ce château. Tour à tour, le monument révèle ses identités construites au fil du temps : site rocheux blotti au bord du Rhône, face à Beaucaire ; forteresse aux mains du comte de Provence et de Barcelone, roi d’Aragon ; château-palais des ducs d’Anjou-Provence, rois de Naples, de Sicile et de Jérusalem ; château de plaisance et de fêtes du Bon roi René Ier, duc d’Anjou ; puis prison militaire de Louis XIII à Napoléon Ier et prison civile jusqu’en 1926. Le château se donne aussi à voir comme un monument historique classé, désormais habité par les œuvres des artistes d’aujourd’hui, au travers du projet culturel et des propositions artistiques du Centre d’art René d’Anjou.

 

2nd acte, Salle d’apparat : De drôles d’animaux de compagnie

Le bestiaire fantastique peint et sculpté au XVe siècle, constelle encore les plafonds des grandes salles, des chambres et les tours du château. Licorne, dragon, ours, renard, chevaux, et personnages monstrueux et hybrides, gargouilles nous plongent dans une atmosphère où règne le merveilleux. Les décors photographiés par Hervé Hôte sont présentés de façon inédite dans un face-à-face, un « mano à mano enluminé » avec le public. Ce bestiaire revit et se réinvente aujourd’hui grâce aux interprétations artistiques commandées par le Centre d’art René d’Anjou, auprès de M. Christian Lacroix et Thibault Franc. Le projet de médiation Les Ailes du serpent produit par l’association Artesens accompagne cette exposition et offre à tous les publics une approche polysensorielle de ces créatures qui hantaient l’imaginaire des hommes du Moyen Âge. Pour la première fois, le bestiaire du château se donne à voir dans toute sa beauté et sa diversité au plus près des visiteurs.

 

3e acte, Salle de la Garde-robe : Les murs ont la parole

Les murs du château sont tapissés de centaines de graffiti qui dévoilent, avec force, la trace mémorielle laissée par des soldats prisonniers, combattants des guerres européennes, du XVe au XVIIIe siècles, catalans, espagnols, britanniques, belges, etc. Par leur présence incongrue en cette demeure princière, ces habitants insolites ont pourtant sauvé le monument, voué à la destruction à la veille de la Révolution française. Jusqu’en 1926, date de fermeture de la prison civile, les murs et portes du monument ont été gravés de symboles, de noms, d’inscriptions et de représentations exceptionnelles de bateaux, galères et caravelles du Moyen Âge ou sloops et frégates du XVIIIe siècle, comme autant de bouteilles jetées à la mer, par-delà les siècles. L’exposition dévoile les secrets derrière les signes et la richesse d’un château mué en un véritable palimpseste.

 

 

 

Commissaire d’exposition : Aldo Bastié, conservateur du château de Tarascon

Scénographie des sols des salles : M. Christian Lacroix (Société XCLX, Paris)

Œuvres : M. Christian Lacroix, Hervé Hôte

Photographies : Hervé Hôte

Design graphique : Saluces (Avignon)

Mobilier : Société Fouque (Arles), Eco-Fabrik (Arles)

 

 

Ci-dessus, dessin de la Tarasque : M. Christian Lacroix XCLX