Festival A-part 2022

Festival A-part 2022

Pique-nique

Pour le retour du festival a-part après cinq années d’absence, un grand pique-nique participatif est proposé, à partir de 19 heures, place Crémieux afin de renouer avec cette belle tradition conviviale.

Chacun est donc invité à venir entre voisins, entre amis, pour des rencontres avec les artistes et les festivaliers, échanger des idées, des mets « à la fraîche » puis être guidé par le directeur du Château du roi René / Musée d'art et d'histoire / Pôle Patrimoine, Aldo Bastié, vers le haut château du roi René où les attendra la table des desserts offerte par la mairie. La soirée se poursuivra par l’inauguration de l’exposition de Gilles Barbier intitulée « Le festin du roi René et de la reine Jeanne » et des projections de courts-métrages d’artistes dans la cour du château.

Exposition de Gilles Barbier au château

Pour un mois du 9 août au 9 septembre, et pour la première fois au Château de Tarascon, l’artiste français Gilles Barbier propose un festin royal dont il a le secret dans les appartements du Sénéchal pour le plus grand plaisir gourmand des visiteurs et pour la première fois il expose sa gigantesque « Recette du festin ».

Gilles Barbier est arrivé de son île natale du Vanuatu en France à l’âge de vingt ans, il mit alors en place un travail qu’il définit comme fiction. Au fil des années son œuvre s’étoffe, les pages de ses cahiers se remplissent, débordent sur les murs. Lettre après lettre, le « Petit Larousse » devient œuvre, la peinture prend du volume, devient sculpture, ses personnages s’éveillent à la vie et les débordements de l’artiste envahissent nos esprits. “Frichiste” de la première heure, il s’installe dans un grand atelier de La Friche la Belle de Mai à Marseille. Tout à sa démesure dans ce vaste lieu des « Hypothèses et tentatives d'artistes » il est visiblement chez lui, dès lors les camemberts coulent jusque dans les coulisses, les mots s’échappent du chapeau, les viandes se désincarnent. Dans sa fiction en constante évolution, Gilles Barbier a aussi produit une œuvre crue et cuite, de chairs et fluides, d’un gargantuesque qui se devait d’entrer en les murs du château du roi René.

Projections

Des projections pour mieux comprendre le processus de création, celui qui mêle les corps à l’esprit, la beauté au regard.

La vidéo de douze minutes « Bandes à part », réalisée en 2018 par la journaliste Christèle Bazin et la photographe Agnès Mellon ouvre la séance de nuit de projections en boucle sur les pierres de la cour du château. Christèle Bazin et Agnès Mellon forment un duo artistique pertinent qui travaille depuis 2017 sur la conception éditoriale de projets socio-artistiques, la création et le montage d'œuvres vidéo, toujours à la marge de la « normalité » pour mieux effacer l’insoutenable banalisation de l’exclusion. Ici, des fragments de corps en apesanteur glissent les uns contre les autres, en bandes. Au gré de leurs frictions, les corps se rapprochent, s’éloignent, se recomposent, jusqu’à envahir la pierre.

Giulio Pietromarchi commence à photographier le jardin des tarots, création hors normes de l’artiste Franco-Américaine Niki de Saint Phalle, dès le tout début de sa construction en 1979. Il a suivi les travaux pendant toute leur durée, jusqu’à la mort de l’artiste en 2002 et, aujourd’hui encore, il continue à prendre en photo ce jardin-œuvre extraordinaire. Dans le montage proposé ce soir du 9 août, il en offre un témoignage unique résumé en huit minutes. À chacun d’en extraire la magie de la création, le prodigieux, le monumental, la démesure qui rapproche pour une nuit Gilles Barbier, Christèle Bazin, Agnès Mellon de Niki de Saint Phalle vue par Giulio Pietromarchi.

 

Mardi 9 août, à partir de 19h

Gratuit - Sans réservation